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Matthieu Grymonprez

Dirige la fonction Digital, Tech & Data du groupe ADEO (Leroy Merlin, Weldom, Obramat). Voix de la souveraineté d'entreprise à l'ère agentique.

SFEIR AI · Publié le 27 juin 2026 · Mis à jour le 6 septembre 2026

Matthieu Grymonprez pilote la fonction Digital, Tech et Data du groupe ADEO, maison-mère de Leroy Merlin, Weldom et Obramat. Son titre exact varie selon les supports — « Global Leader Digital Data-Tech » sur les pages d'événements du groupe, « Group CIO/CDO » ou « Global CDO & CIO » selon les interviews — aucune page corporate d'ADEO ne le fixe. Ingénieur de formation, il rejoint Leroy Merlin vers 2000 après un passage à San Francisco, mène un projet de transformation digitale au Brésil, et se voit confier la stratégie technologique du groupe au niveau global à partir de 2018.Il décrit une trajectoire de rationalisation du système d'information, de la pose du premier pare-feu à la consolidation de systèmes nationaux en plateformes mutualisées, gouvernées par un tech radar commun et des API documentées. Il défend une culture du « make » assumée, qu'il chiffre à plus de 70 % de fabrication face à l'achat sur étagère, au nom d'une conviction : on ne crée pas de différenciation compétitive en ne faisant que du buy. Ces chiffres, comme celui des vingt-quatre systèmes d'information nationaux rationalisés, sont des ordres de grandeur qu'il avance lui-même en conférence et en interview ; ils n'ont pas d'équivalent publié par ADEO ni de vérification par un tiers. Sa préférence pour la maîtrise de la fabrication est, chez lui, une posture de souveraineté avant l'heure : garder la main sur les abstractions, les compétences et les contrats qui rendent une sortie pensable.À l'ère agentique, il porte une alerte précise sur le prochain lock-in : non plus le cloud ni l'ERP, mais le « company brain », ce harnais propriétaire où s'encode l'intelligence de l'entreprise. Sa boussole : appliquer le Design to Exit à l'IA, sanctuariser la mémoire froide comme un actif, garder un BATNA sur les modèles et un nom humain au bas de chaque décision — l'accountability ne se délègue pas à un agent. Sur l'IA appliquée à la distribution, il avance une répartition de l'impact à 20 % sur l'expérience client et 80 % sur le back-office, chiffre rapporté par la presse spécialisée.

Questions fréquentes

Quelle fonction occupe Matthieu Grymonprez chez ADEO ?

Il dirige la fonction Digital, Tech et Data du groupe, depuis 2018 au niveau global. Le libellé de son titre varie selon les supports — Global Leader Digital Data-Tech, Group CIO/CDO — sans qu'aucune page officielle d'ADEO ne le fixe, ce qui invite à décrire la fonction plutôt que le titre.

Que défend-il sur le « make » face au « buy » ?

Qu'une entreprise ne crée pas de différenciation compétitive en n'achetant que des solutions sur étagère. Il revendique une part de fabrication interne majoritaire, qu'il situe au-delà de 70 %. Ce chiffre est un ordre de grandeur qu'il avance lui-même, sans publication d'ADEO pour l'étayer.

Qu'appelle-t-il le « company brain » ?

Le harnais propriétaire dans lequel s'encode l'intelligence opérationnelle d'une entreprise — contexte, mémoire, règles de décision. Son alerte : c'est le prochain point de verrouillage fournisseur, après le cloud et l'ERP, parce qu'en sortir supposerait de reconstituer un actif accumulé au fil des usages.

Comment applique-t-il le Design to Exit à l'IA ?

En sanctuarisant la mémoire froide comme un actif détenu par l'entreprise, en conservant une alternative crédible sur les modèles, et en maintenant une responsabilité humaine nommée au bas de chaque décision. L'objectif est de garder une sortie praticable plutôt que de la découvrir impossible.

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